Pourquoi pas une taxe kilométrique généralisée?

L’info trafic sur la radio Studio Bruxelles est un vrai plaisir. Mais les embouteillages s’allongent de plus en plus et sont moins amusants. Pour sortir le Belge de sa voiture, il faut plus que quelques actions ludiques. Peut-être devrions nous maintenant oser choisir une taxe kilométrique généralisée?

Du travail au supermarché en passant par l’école ou la garderie

Notre voiture, c’est notre liberté: vous êtes coincés dans les embouteillages une demi-heure mais vous n’avez pas à vous dépêcher le matin pour prendre le bus. Et le soir, vous ne devez pas courir jusqu’à la gare pour être à temps à la maison. De plus, vous devez encore vous arrêter en chemin pour faire les courses, prendre les enfants, poster une lettre, … Mais ce n’est pas possible en bus ou en train.

Une offre insuffisante?

Le fait que nous soyons très attachés à notre voiture est l’une des raisons pour lesquelles nous aimons rester dans les embouteillages. L’autre raison importante est l’offre. Si vous êtes 25% plus longtemps sur le chemin du travail et que vous devez encore prendre une correspondance, vous aurez le moral dans les chaussettes. Les transports publics ne sont pas reposant. Si déjà il existait une offre de transport public suffisante. Le plan de réforme que De Lijn a lancé ce mois-ci ne prévoit pas beaucoup d’améliorations dans ce sens. Mais bien sûr, un transport public traversant tous les coins du pays n’est pas rentable.

La mobilité nous la concevons ensemble

Notre mobilité est une histoire complexe mais c’est peut-être justement pour cela que nous devrions oser opter pour une solution radicale? Et en Belgique, nous trouvons tous qu’une taxe supplémentaire est une solution rapide et «radicale». Si nous voulons tous passer moins de temps dans les embouteillages ou si nous voulons nous déplacer de manière plus durable, nous devons penser à notre mobilité. Par exemple, en introduisant une tarification routière, étendue aux camions.

Cette taxe est souvent perçue négativement en raison de l’obligation que vous avez de payer chaque fois que vous prenez la voiture. Mais vous pouvez inverser la tendance: si vous laissez votre voiture à la maison, vous ne payez rien. Aux Pays-Bas, il existe un projet pilote pour éviter les heures de pointes sur l’A2. Les conducteurs qui évitent le tronçon entre Nederweert et Eindhoven obtiennent des points d’intérêt qu’ils peuvent échanger contre des chèques cadeaux de Bol.com, iTunes ou des tickets de cinéma … L’introduction de péages est courageuse, mais peut-être le moment est-il venu, puisque même le Belge insensible aux embouteillages, a atteint ses limites.

Martine Vanaken