Les meilleurs échanges avec les parties prenantes et les riverains ne se déroulent pas forcément après une présentation obligatoire dans une petite salle conviviale. Elles naissent souvent lors d’une promenade dans le quartier, dans un lieu fréquenté quotidiennement par les gens, voire tout simplement devant la machine à café.
Une soirée d’information est souvent la solution la plus évidente. Il n’y a rien de mal à cela, mais cela permet-il de toucher tout le monde ? Probablement pas. Un tel événement attire surtout les personnes déjà impliquées ou qui ont une opinion bien arrêtée. Il y a de fortes chances que celles et ceux qui s’expriment moins volontiers restent en retrait. Or, ce sont généralement ces voix-là qui reflètent véritablement les préoccupations réelles.
C’est précisément pour cette raison que la communication de proximité ne porte pas, en premier lieu, sur la question de savoir quel type de réunion organiser, mais d’abord et avant tout sur les personnes que vous souhaitez atteindre et sur la manière de les mobiliser.
Pas de modèle tout fait

Chaque contexte, chaque projet est différent. Il n’existe pas de modèle tout fait pour la communication de proximité. La seule manière d’affiner votre approche, c’est de recueillir les contributions nécessaires au sein du quartier. Quels sont les enjeux visibles et ceux qui se cachent en dessous ? Ce n’est qu’avec ces informations en main que vous pouvez élaborer une approche sur mesure.
Pour recueillir ces contributions, les outils vont bien au-delà d’un simple marché de l’information. Questionnaires numériques, entretiens sur place, ateliers, permanences ou marches dans le quartier : les possibilités sont infinies et les chances d’atteindre le plus de parties prenantes possible augmentent considérablement. Ce sont souvent lors d’activités informelles que les gens se confient vraiment. C’est là que l’on découvre des éléments sur lesquels on peut réellement s’appuyer.
Semaines de participation et vision régionale
Comme nous l’avons déjà mentionné, il n’existe pas de modèle tout fait. Chez Connect, nous recherchons donc pour chaque projet la méthode de travail la plus adaptée. Lors de l’élaboration de la Vision de la mobilité 2035 pour la commune de Vught, nous avons opté pour quatre semaines de participation comprenant des réunions physiques et digitales. Chaque semaine de participation était consacrée à un thème spécifique.
Les habitants pouvaient s’inscrire en tant qu’« acteurs de la mobilité » et choisir eux-mêmes les thèmes auxquels ils souhaitaient participer. Nous avons utilisé une plateforme en ligne afin que les personnes qui ne se rendaient pas aux réunions puissent également apporter leur contribution. Nous avons ainsi recueilli toutes les informations nécessaires pour mettre en place notre approche.
Pour l’élaboration de la vision urbanistique de la commune de Bavel, nous avons également opté pour une approche sur mesure. Nous nous sommes alors heurtés à ce que l’on appelle des « vieilles rancœurs ». Nous avons donc exploré, en collaboration avec les habitants du village et les représentants de la commune, les moyens d’améliorer la coopération. Cette phase exploratoire a donné naissance à un plan concret.
Quarante parties prenantes se sont mises au travail ensemble et ont élaboré une vision pour le territoire. D’autres personnes intéressées ont eu l’occasion de participer à la réflexion lors de plusieurs réunions. À Bavel, cette démarche a donc fait d’une pierre deux coups : une bonne communication et le rétablissement de la confiance.
Vous avez encore des questions ?

Vous vous demandez quelle approche participative convient le mieux à votre projet et à votre contexte ? Nous serons ravis de réfléchir avec vous ! N’hésitez pas à nous contacter.
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